Pour en savoir plus sur elle…
http://www.loz-production.com/2008/01/25/kohann-bio/

Réalisation, scénario et dialogues Jean-Paul Lilienfeld
Produit par Bénédicte Lesage et Ariel Askénazi
Directeur de la photographie Pascal Rabaud
Directrice de casting Cendrine Lapuyade
Directeur de production Pierre Dufour
Chefs costumiers Chattoune, Agnès Beziers, Julien Reignoux
Habilleuse Semira Suspene
Chef maquilleuse Laurence Azouvy
Chef coiffeuse Tourya I. Ennadre
Chef décorateur Olivier Jacquet
Chef monteuse image Aurique Delannoy
Chef monteuse son Hélène Ducret
Chef opérateur son Philippe Richard
Mixeur Emmanuel Croset
Scripte Carole Kornman
Première assistante réalisateur Leslie Tabuteau
Production déléguée Mascaret Films
En coproduction avec ARTE France, Fontana et la RTBF (télévision belge)
Production associée au développement Junior Productions
Avec le soutien de la Région Ile de France
En partenariat avec le Centre National de la Cinématographie
Avec la participation de CARRIMAGES 4, la Télévision Suisse Romande
et 13ème RUE
Sonia Bergerac Isabelle ADJANI
Labouret Denis PODALYDÈS
Bechet Yann COLLETTE
Le Principal Jackie BERROYER
La Ministre Nathalie BESANÇON
Mehmet Khalid BERKOUZ
Mouss Yann EBONGÉ
Nawel Sonia AMORI
Sébastien Kévin AZAÏS
Farida Sarah DOUALI
Akim Hassan MEZHOUD
Farid Karim ZAKRAOUI
Adiy Fily DOUMBIA
Jérôme Salim BOUGHIDENE
Khadija Mélèze BOUZID
Cécile Anne GIROUARD
François Stéphan GUERIN-TILLIÉ
Julien Olivier BROCHERIOU
Frédéric Marc CITTI
Mehmet / Khalid Berkouz
Tuméfié quand il entre en cours le jour de la crise, Mehmet est l’une des victimes de Mouss, le caïd de la classe, mais préfère garder le silence, par crainte de représailles sur lui et sa famille…
Farida / Sarah Douali
Longtemps, en dépit de quelques accès de mauvaise humeur, Farida, mine boudeuse, se tait. C’est Nawel, l’une de ses camarades, qui devine le drame indicible qu’elle a récemment vécu….
Nawel / Sonia Amori
Sensible et rebelle, Nawel tente de résister à l’omerta et à la loi machiste qui prévaut au collège. D’origine algérienne, elle a assisté quelques années plus tôt à une descente d’islamistes, dans le village de ses parents. Alors une goutte
d’eau…
Sébastien / Kévin Azaïs
Complice et suiveur de Mouss, le caïd de la classe, Sébastien lui prête main forte, dès qu’il le peut, moins par conviction que parce qu’il peut ainsi profiter du système. Mais la chance ne souriant qu’aux audacieux…
Farid / Karim Zakraoui
Arguant du «respect» en toute occasion pour justifier sa conduite, Farid refuse d’enlever son bonnet en classe. Jusqu’à ce que…
Adiy / Fily Doumbia
Discret, plutôt bon garçon, Adiy assiste aux événements sans réellement y prendre part et n’a qu’un espoir, être enfin libéré de cette histoire de fous. Et d’ailleurs…
Akim / Hassan Mehzoud
Surnommé l’Imam à cause de sa croyance paisible, droit et plus mûr que certains élèves, il manifeste un sens de la justice aigu et n’approuve pas le prétendu Islam revendiqué par ceux qui ne l’ont pas étudié. Mais l’eau qui dort…
Mouss / Yann Ebongé
C’est dans son sac que Sonia Bergerac découvre par hasard l’arme qui précipite le drame. Caïd de la classe, professionnel du racket auprès de ses camarades, jusque-là, personne n’osait s’opposer à lui. Et puis…
On connaît vos prises de position sur l’actualité – contre l’intégrisme et le racisme, pour l’Algérie et le Darfour, contre le voile à l’école et les tests ADN pour les candidats à l’immigration… Mais c’est la première fois qu’on retrouve ces préoccupations dans un film dont vous êtes l’héroïne.
C’est ce qui vous a séduit dans La journée de la jupe ?
Au-delà du personnage de cette prof qui pète les plombs, j’ai surtout été frappée en effet par la justesse du constat social. Qu’est-ce que l’éducation aujourd’hui ? Comment en est-on arrivé à cette impasse ?
C’est quand même une des dernières institutions d’intégration, comment se fait-il qu’elle soit dans cet état-là ? Comment se fait-il que le système soit en pareil disfonctionnement et qu’on soit dans un tel malentendu ? Qu’est-ce qu’on a fait à ces élèves ? Qu’est-ce qu’on a fait à ces professeurs ? Pourquoi et comment a-t-on abdiqué devant les exigences de l’enseignement ? J’ai vraiment apprécié que le film ne cherche pas à moraliser socialement, civiquement, qu’il ne cherche pas à donner des leçons, ni à apporter des solutions mais juste – si on peut dire ! - à poser toutes les questions, à mettre les spectateurs en face d’une dure réalité…
Comment vous êtes-vous retrouvée impliquée sur ce projet ?
Grâce à Smaïn que j’ai croisé un jour et qui m’a dit : « J’ai lu un scénario formidable avec un très beau rôle de femme, il faudrait que tu le lises ». Parallèlement, des amis de Jean-Paul Lilienfeld m’en ont parlé et me l’ont fait passer. Je n’ai pas pris plus de dix minutes pour dire oui après l’avoir lu ! Lorsque j’ai rencontré Jean-Paul, il voulait faire La journée de la jupe pour le cinéma, mais il n’a pas trouvé le financement.
Bien plus tard, il m’a téléphoné en me disant : «J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : le film se fait mais c’est pour la télé.» Je lui ai répondu : «Pas de souci. Je vous ai dit que je serai là quand il y aurait une possibilité de le faire, donc je suis toujours là». Grâce à l’implication d’Arte auprès de ses producteurs de Mascaret Films, deux mois plus tard, on tournait…
Le film s’est tourné en mai dernier, presque en douce, loin de tout battage médiatique…
Personne ne savait que je tournais et… c’était très bien ! Travailler comme ça, loin de toute pression, c’était un vrai soulagement. On devrait d’ailleurs tous pouvoir s’autoriser à la fois le luxe et la modestie de travailler dans ces conditions-là de mise à nu. Lire le reste de cet article »